Vos employés ne sont pas fidèles, et voici pourquoi! (2)

Les attentes que nourrissent la génération Y à l’égard de la vie organisationnelle sont préoccupantes. Les Y préfèrent « les structures souples et aplaties, où la hiérarchie fait place à des rapports plus égalitaires et où le mode de gestion est plutôt informel ».

Certains experts affirment que pour se conformer aux assouplissements souhaités par les Y, les organisations devraient envisager de revoir l’ensemble de leurs politiques de gestion des ressources humaines, modifier l’organisation du travail pour multiplier les affectations de projets et favoriser la rotation du personnel, et de rendre plus conviviaux leurs systèmes et procédures. Tout un programme !

Nos organisations pourront-elles aller jusque là ? Pourront-elles s’aplatir et s’assouplir à ce point ? Adopter un mode de gestion « plutôt informel », est-ce possible ? Par où commencer ?

C’est par la communication que l’on fait l’expérience de l’organisation. On ne peut pas juger de la souplesse d’une organisation en se limitant à observer son organigramme ! Un organigramme ne nous dira pas si, dans la pratique, les dirigeants gardent une importante distance hiérarchique entre eux et la base de l’organisation – cela serait toutefois perceptible dans les pratiques de communication de la direction et des cadres.

À notre avis, la rigidité — ou la souplesse — d’une structure est en grande partie déterminée par ses pratiques de communication. Si elles sont conviviales et permettent l’implication de tous, on aura l’impression de vivre dans une structure respectueuse des individus, même s’il s’agit d’une organisation très structurée et hiérarchisée — comme, par exemple, une institution financière se doit de l’être. Au contraire, dans une PME dont les pratiques de communication seraient extrêmement directives et unilatérales, on aura l’impression d’une structure rigide et fermée.

Voilà pourquoi nous croyons que le point de départ d’une démarche de mobilisation et de rétention des nouvelles générations devrait être une réflexion sur le processus même de la communication. Pour la génération Y, la façon de communiquer traditionnelle et le rôle passif qu’il réserve aux employés sont inacceptables. Ils sont en complète contradiction avec ses attentes. Les Y tiennent à être des acteurs à part entière dans le processus de communication — ce qu’ils sont depuis leur naissance!

Yves Chapleau

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